Jacinthe POZIER (1844-1915). Environs d'Eragny-sur-Epte, la - Lot 15

Lot n° 15
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Estimation :
800 - 1000 EUR
Jacinthe POZIER (1844-1915). Environs d'Eragny-sur-Epte, la - Lot 15
Jacinthe POZIER (1844-1915). Environs d'Eragny-sur-Epte, la meule de foin. Huile sur toile signée en bas à droite, trace d'étiquette d'exposition en haut à gauche. 90 x 104 cm. Provenance: Collection particulière située à Eragny. Biographie : Jacinthe POZIER naît le 3 juin 1844 au 93 quai de Valmy à Paris. Issu d’une famille aisée, il reçoit une éducation classique et étudie au Lycée impérial Bonaparte futur lycée Condorcet où il se lie d’amitié avec le futur peintre Emile Renouf (1845-1894) qui l’initie à la peinture. A cette époque, la famille Pozier passait ses vacances à Honfleur. Pour se perfectionner dans sa passion naissante à la peinture, il entre à l'Académie Julian fréquentée seulement par une vingtaine d’élèves ; il était donc très aisé de profiter des corrections de Gustave Boulanger et de Jules Lefebvre. D'un caractère agréable, il sympathise vite avec les étudiants et les professeurs. Son père le pousse à rentrer au Ministère des Travaux publics en qualité de géomètre pour lui assurer des revenus réguliers : il gravira tous les échelons et finira géomètre de 1ère classe au plan de Paris. Son amitié avec le peintre impressionniste Marius Gourdault (1859-1935) date de cette époque. Féru de musique classique, admirateur de Beethoven, Gluck et Mozart, il allait en compagnie de son ami Renouf presque tous les dimanches aux Concerts populaires de Jules Pasdeloup. Chaque mardi, les deux amis se réunissaient à la campagne chez les parents de Jacinthe à Éragny-sur-Epte dans l'Oise, à l’époque distante d’environ deux heures de Paris par le chemin de fer. Il débute au Salon à 33 ans en 1877, et obtient des mentions en 1884 et 1877. La maison familiale de Jacinthe Pozier était proche de « La Pommeraie », demeure acquise par Camille Pissarro en 1884 grâce à un prêt financier de Claude Monet. Le travail de Pissarro eut une grande influence sur Pozier qui admirait son œuvre. Les deux hommes se fréquentèrent quelques années, mais Pissarro était militant anarchiste puis dreyfusard, et leurs divergences politiques eurent raison de leur amitié. Les deux hommes s’évitèrent ensuite soigneusement. Pozier prend sa retraite en 1898 et se retire à Eragny où il décède en 1915 à l’âge de 71 ans, endeuillé par la mort de son fils à la Guerre. Le fonds d’atelier de Jacinthe Pozier, environ cinquante tableaux, fut dispersé en 1926 à l’Hôtel Drouot (Me Henry Baudoin).
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